Questions fréquentes
Ce qu'on me demande avant de se lancer
Faire écrire l'histoire d'un proche soulève toujours les mêmes hésitations. Voici mes réponses, y compris quand elles ne vont pas dans mon sens.
Avant de vous décider
Les questions qu'on me pose le plus souvent, avec mes réponses honnêtes.
Et si la personne ne veut pas ?
C'est fréquent au début, et cela tient presque toujours à un malentendu : les gens croient qu'ils n'ont rien d'intéressant à dire. Ma propre grand-mère m'a répété pendant des années que sa vie avait été banale.
Proposez une seule séance, sans promettre de livre. En général, c'est la personne elle-même qui demande la suivante.
Quelle différence entre une biographie, des mémoires et une autobiographie ?
Une autobiographie, c'est quand on écrit soi-même le récit de sa propre vie. Des mémoires, c'est très proche, avec l'accent mis sur ce qu'on a vu et traversé plutôt que sur soi. Une biographie, c'est quelqu'un d'autre qui écrit.
En pratique, quand on me demande de faire écrire ses mémoires, c'est exactement ce que je fais : vous racontez, j'écris à votre place, et le livre paraît sous votre nom. Vous gardez la parole, je prends la plume.
Êtes-vous écrivain public ?
Pas au sens habituel du terme. Un écrivain public rédige des courriers, des dossiers administratifs, des lettres de motivation. Je ne fais pas cela.
Mon métier est plus étroit : recueillir un récit de vie au fil d'entretiens enregistrés, et en faire un livre imprimé. Si vous cherchez un écrivain public à Poitiers pour écrire vos mémoires ou l'histoire de votre famille, alors oui, c'est mon travail. Pour une démarche administrative, adressez-vous plutôt au centre communal d'action sociale de votre commune.
Faut-il être âgé pour faire écrire sa vie ?
Non. C'est le cas le plus fréquent, et souvent le plus urgent, mais ce n'est pas le seul.
Certains viennent pour transmettre. D'autres viennent pour comprendre : pourquoi la même réaction revient toujours, d'où vient telle idée qu'ils ont d'eux-mêmes. On écrit alors à deux voix : la scène telle qu'elle a été vécue, avec les mots de l'âge qu'on avait, puis le regard de l'adulte posé dessus. J'ai fait ce travail sur moi avant de le proposer aux autres.
Ce n'est pas une thérapie, et je ne suis pas thérapeute. C'est un travail d'écriture, qui éclaire par ce qu'il remet en ordre. J'en raconte le détail dans mon journal.
Ma mère est très âgée, elle se répète et mélange les dates
Ce n'est pas un obstacle. Je ne cherche pas à établir une vérité historique, je recueille sa version. Les répétitions sont souvent les histoires qui comptent le plus, et à la troisième fois elles livrent un détail que les deux premières n'avaient pas. Les dates, elles, se vérifient ailleurs.
Combien de temps cela prend-il ?
Comptez de trois à neuf mois selon le nombre de séances et votre rythme. Si le temps est compté, pour une raison de santé notamment, on peut resserrer et donner la priorité aux entretiens : l'essentiel est d'enregistrer, l'écriture peut venir ensuite.
Et si nous devions nous arrêter en chemin ?
Chaque séance se règle avant d'avoir lieu, vous ne payez donc jamais pour ce qui n'a pas été fait, et les enregistrements vous sont remis. En cas de décès ou d'empêchement, vous choisissez librement : arrêter, recevoir en l'état ce qui est écrit, ou terminer le livre à partir de ce qui a été recueilli.
Nous n'avons presque pas de photos
On fait avec autre chose : un objet photographié aujourd'hui, une carte postale du village, un document d'archives, une recette manuscrite. Dans l'un des livres, c'est une simple trousse en cuir qui fait revenir toute une époque. Un livre sans photo ancienne peut être très beau.
Faut-il tout dire ?
Non. Vous décidez de ce qui entre dans le livre et de ce qui n'y entre pas. On peut enregistrer un passage sans le publier, ou l'écarter complètement. Vous relisez tout avant impression, et rien n'est gardé sans votre accord.
Qui est propriétaire du livre et des enregistrements ?
Vous. Vos souvenirs, vos photos, vos documents et les enregistrements restent votre propriété et celle de votre famille. Aucune publication, aucun partage, aucune utilisation commerciale sans votre autorisation écrite expresse.
Les enregistrements vous sont remis sur une clé USB qui vous appartient. J'en conserve une sauvegarde pendant un an au minimum, le temps d'une éventuelle reprise du livre.
Offrir un livre de vie
C'est le cas le plus fréquent : ce sont rarement les intéressés qui commandent, ce sont leurs enfants ou leurs petits-enfants.
Peut-on offrir ce livre ? Est-ce un cadeau original ?
Oui, et c'est sans doute le cadeau le plus original qu'on puisse faire à un parent ou à un grand-parent : il n'existe qu'en un seul exemplaire, personne d'autre au monde ne peut le recevoir, et il ne se trouve dans aucun magasin.
Le règlement peut être partagé entre plusieurs personnes, ce qui le rend accessible là où un cadeau individuel ne le serait pas. Et le livre est remis le jour que vous choisissez.
Un cadeau original pour les 70, 80 ou 90 ans d'un parent ?
C'est l'occasion idéale, et de loin la plus demandée. À cet âge, la personne a déjà tout ce dont elle a besoin, et les cadeaux tournent en rond. Un livre de sa propre vie répond à ce que beaucoup n'osent pas formuler : la peur d'être oublié.
Pour les 80 ans de maman, les 70 ans de papa, les 90 ans d'une grand-mère : c'est le même principe, et c'est le cadeau de transmission par excellence, celui qui reste dans la famille quand tout le reste a disparu.
Prévoyez large. Pour un anniversaire, commencez au moins six mois avant : les entretiens s'étalent, et il faut du temps pour écrire, mettre en page et imprimer.
Un cadeau pour un mariage, offert par toute la famille ?
Oui, et c'est le plus émouvant. On recueille les témoignages de ceux qui comptent : les parents, les grands-parents, les frères et sœurs, les amis d'enfance. Chacun raconte ce qu'il veut dire aux mariés, ou ce qu'il garde d'eux. J'en fais un livre remis le jour venu.
Mais c'est un cadeau qui s'anticipe, et c'est là toute sa difficulté. Il me faut l'ensemble des textes quatre mois avant le mariage : recueillir vingt ou trente personnes, les relancer, écrire, mettre en page et imprimer ne se fait pas en quelques semaines. En pratique, un couple parle de son mariage un an à l'avance : c'est à ce moment-là qu'il faut commencer à y penser.
Cette contrainte fait aussi la valeur du présent. Personne ne peut l'improviser la veille ni l'acheter en magasin.
Et pour un départ à la retraite, une naissance, un anniversaire de mariage ?
Le même principe s'applique partout où un groupe veut offrir quelque chose qui ne s'achète pas. On recueille les voix de ceux qui comptent, et on en fait un objet. Dites-moi l'occasion et la date, je vous dirai ce qui est réaliste.
Peut-on offrir le livre de recettes de la famille ?
Oui, et c'est un très beau projet. Au lieu d'interroger une seule personne, on recueille les recettes auprès de plusieurs membres de la famille. Je récupère les papiers manuscrits, je les photographie tels quels, et je les remets au propre à côté, avec le nom de celle ou celui qui les a donnés.
Ce qui compte dans ces livres-là, ce ne sont pas les proportions : c'est l'occasion où on faisait ce plat, et la personne qui le réussissait mieux que les autres.
Comment je travaille
Les questions que posent ceux qui comparent plusieurs biographes, et qui ont raison de les poser.
Comment se déroulent les entretiens ?
En face-à-face, chez la personne, là où elle est chez elle et où les souvenirs sont à portée de main. C'est le seul cadre où l'on parle vraiment. La visio reste possible à titre exceptionnel, mais je ne la propose pas : on y perd les silences, et les silences comptent.
Comment gardez-vous la voix de mon parent sans imposer votre style ?
Je pars de ses mots. Mon travail consiste à retirer les hésitations et à remettre de l'ordre, pas à reformuler.
Je garde les expressions, les mimiques, le patois et les mots exacts de la personne.
Et s'il bloque sur un sujet, ou ne se souvient plus ?
Je ne force jamais. J'utilise une trame de relances : on passe par un objet, une odeur, une chanson, un trajet quotidien, et la mémoire revient souvent par ce chemin détourné.
Si le sujet est douloureux, on le laisse. Il revient parfois de lui-même trois séances plus tard. Parfois jamais, et c'est son droit.
Mon parent relit-il le texte au fur et à mesure ?
Après chaque entretien, il reçoit un résumé des thèmes abordés. Le texte rédigé, lui, se relit à la fin, et il y a une bonne raison à cela.
Je laisse la personne parler librement, pour garder le naturel. Un entretien part donc dans tous les sens : l'enfance, puis une anecdote d'adulte, puis l'enfance à nouveau, puis aujourd'hui. Tout mon travail consiste ensuite à remettre cela dans l'ordre. Un chapitre isolé, sorti de cette matière encore en désordre, ne voudrait pas dire grand-chose.
Rien n'est imprimé sans votre validation écrite.
Comment gérez-vous les photos de famille ?
Je les numérise chez vous, pendant la séance. Je ne les emporte jamais. Ce sont souvent des originaux uniques, et personne ne devrait avoir à s'en séparer, même quelques jours.
Elles ne sont pas retouchées : une photographie de famille porte son âge, et c'est très bien ainsi. Leur emplacement dans le livre se décide avec vous.
Utilisez-vous l'intelligence artificielle ?
Pour la transcription et pour l'écriture, non, jamais. J'écoute, je transcris et j'écris moi-même, sur mon ordinateur. La voix de votre proche ne part chez aucun prestataire.
Il m'arrive d'y recourir pour des recherches visuelles de couverture. C'est le seul usage, et je préfère le dire.
Il existe des applications qui font ça. Pourquoi passer par vous ?
Elles existent, elles coûtent bien moins cher, et pour quelqu'un qui n'aurait rien fait autrement, c'est mieux que le silence. Je ne vais pas dire du mal d'un outil qui sauve des souvenirs. Si c'est votre choix, faites-le, vraiment.
Mais il y a deux choses qu'une application ne fait pas.
La première tient à la personne en face. Beaucoup de gens de quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans ne sont pas à l'aise devant un écran, un micro et une liste de questions qui défile. Ils se crispent, répondent court, et le récit reste en surface. Assis dans leur salon, devant quelqu'un qui écoute pour de bon, ils racontent autre chose.
La seconde tient à ce qu'on garde. Une application recueille des réponses. Moi j'entends l'hésitation avant un prénom, le mot qui revient trois fois, l'intonation qui change quand on approche de ce qui compte. Et je garde sa façon de parler : ses tournures, ses expressions, celles que personne d'autre n'emploie. C'est de là que viennent les pages qu'on relit.
Quand quelqu'un s'arrête parce que c'est trop, je me tais. Une machine passe à la question suivante.
En pratique
Le déroulé complet est détaillé sur la page méthode et tarifs.
Combien ça coûte, une biographie familiale ?
260 € la séance au forfait : 1h30 d'entretien enregistré, puis en moyenne six à sept heures d'écriture, de recherches et de mise en page. Le premier rendez-vous est offert.
Un souvenir ou une période de vie demande au minimum deux séances. Une vie entière, de huit à quinze séances. L'impression de deux exemplaires et le fichier PDF sont compris dans le prix.
Où intervenez-vous ?
Je me déplace chez vous dans le département de la Vienne (86) et les départements limitrophes, soit l'ancienne région Poitou-Charentes et ses abords : Poitiers, Châtellerault, Chauvigny, Montmorillon et Loudun dans la Vienne, Niort et Parthenay dans les Deux-Sèvres, Angoulême en Charente, Tours en Indre-et-Loire, et aussi la Haute-Vienne et l'Indre. Plus loin, c'est possible pour un projet qui vous tient à cœur.
Le premier rendez-vous se fait chez vous dans un rayon de 40 km autour de Poitiers. Au-delà, il se fait par téléphone, il est tout aussi gratuit, et je réponds à toutes vos questions.
Puis-je écrire le livre moi-même ?
Bien sûr, et je vous y aide : je vous offre une partie de la trame de questions que j'utilise en entretien. Le plus important est de sauvegarder la parole, et ça, vous pouvez le faire vous-même dès ce soir, avec votre téléphone.
Beaucoup commencent seuls, puis reviennent vers moi quand ils mesurent le temps que demandent la retranscription et l'écriture. Les deux sont légitimes : l'essentiel est d'enregistrer avant qu'il ne soit trop tard.
Puis-je voir un livre déjà imprimé avant de me décider ?
Oui, et je vous y encourage. J'apporte mes livres au premier rendez-vous, qui est offert. Vous les tenez en main, vous jugez la mise en page, le papier, la reliure. C'est aussi pour cela que je ne facture pas cette rencontre.
Comment le livre est-il fabriqué ?
Couverture souple en 300 grammes, intérieur en papier recyclé de 90 grammes, reliure brochée. Deux exemplaires imprimés et le fichier PDF sont compris dans le prix.
Toute autre finition, ou des exemplaires supplémentaires, font l'objet d'un devis à part.
Quand faut-il payer ?
Aucun acompte n'est demandé. Chaque séance se règle avant d'avoir lieu, 260 €, et rien d'autre. Vous ne payez jamais un travail qui n'a pas encore été fait.
L'impression est facturée séparément, avant la mise sous presse.
Les déplacements sont-ils facturés ?
Ils sont compris dans le tarif dans un rayon de 40 kilomètres autour de Poitiers, ce qui couvre l'essentiel de la Vienne. Au-delà, un forfait est prévu au devis et vous le connaissez avant de vous engager.
Le prix accepté au devis ne bouge plus ensuite.
Votre question n'y est pas ?
Posez-la moi directement. Le premier rendez-vous est offert et n'engage à rien.
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